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Forum VENISE : giacomo, 1 utilisateur anonyme et 5 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

De sang et d'ébène, le nouveau Donna Leon

 
n°8787
lAmi_Marco
Profil : Grand chancelier du Conseil des Dix
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Posté le 08-03-2008 à 08:20:08  answer
 

Présentation de l'éditeur
Venise, un soir d'hiver. Un vendeur à la sauvette africain est assassiné au beau milieu de Campo San Stefano. Un groupe de touristes américains était sur la place, marchandant des contrefaçons de sacs de marque, mais personne n'a rien vu qui puisse aider la police. Le commissaire Brunetti est chargé de l'enquête et il a du mal à comprendre les raisons d'un tel crime : les immigrants sans papiers vivent repliés sur eux-mêmes dans des squats insalubres, sans contact extérieur... Cela ressemble fort à un règlement de comptes au sein de la communauté et sa hiérarchie lui conseille de laisser tomber ses investigations. Mais Brunetti veut en avoir le cœur net. Il fouille les quelques affaires de la victime et dans une petite boite, il retrouve des diamants bruts dissimulés dans du sel... Qui était réellement cet immigrant ? Et comment s'est-il retrouvé en possession d'un tel trésor ? Et pourquoi cherche-t-on à décourager le commissaire dans son enquête ?
http://www.amazon.fr/gp/product/27 [...] 2702137520


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Cordialement,
 
        Jean-Marc Foulquier
n°8795
francesca5
Profil : Membre du Conseil suprême
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Posté le 08-03-2008 à 14:40:05  answer
 

:hello:  
 
Je l'avais commandé sur Amazon et lu d'un trait ; c'est très instructif concernant la vie des immigrés africains à Venise ; on a l'impression que l'auteur s'est très bien renseignée et le dénouement est assez surprenant.
 
 
Pour Minu et Salvo : le dernier Camilleri est sorti également, "la lune de papier" , Montalbano se sent un "petit coup de vieux" mais il résoudra quand même le crime passionnel  :D


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Si par hasard, on a une chemise et un coeur, il faut vendre sa chemise pour aller voir l'Italie -Stendhal.
n°8825
g_pierre
Profil : Membre du Conseil des dix
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Posté le 10-03-2008 à 01:40:54  answer
 

Blood from a stone est sorti en 2004 si je me souviens bien.
 
La lecture du Gazzettino m'incite à croire que ce que dit Dona Leon sur la fabrication des faux Vuitton et autres Moschino est absolument vrai, i.e. que ce sont les me^mes usines qui fabriquent le jour pour le réseau officiel de la grande marque de luxe et de nuit pour les revendeurs à la sauvette.
 
J'ai eu pendant des années une dizaine de "Vu Compra" qui habitaient dans un appartement en face du mien aux Guglie.
 
Ci-joint un article du Gazzettino du 20 février:
 
"
ORGANIZZAZIONE SGOMINATA DALLA GUARDIA DI FINANZA  
Due negozi in centro a Mestre vendevano borse false di grandi marche e di altissima qualità  
 
 
(A.Boch.) Dai laboratori cinesi alla provincia vicentina e addirittura a Mestre il passo non è breve. Ma la Finanza ci ha messo il naso ed ha smascherato un'organizzazione che metteva illegalmente in commercio borse con griffe di lusso contraffatte - Prada, Chanel, Luis Vuitton, Fendi - che partivano dalla Cina e arrivavano fino alla provincia vicentina (oltre che in altre città del nord Italia) grazie a "venditori di strada", che a loro volta si approvviggionavano da due negozi gestiti da cinesi a Mestre. L'operazione delle Fiamme gialle ha portato al sequestro di ventitremila borse , che venivano vendute a prezzi compresi tra 150 e 200 euro, per un giro di affari (relativo al quantitativo di capi sequestrati) stimato in circa tre milioni e mezzo di euro. Quattro le persone denunciate. L'altissima qualità, il tipo di pelle, i colori, le sagome, fanno però ritenere agli investigatori che nei laboratori cinesi utilizzati dallo stesso marchio di lusso, vi sia qualche addetto che lavora anche in laboratori paralleli, trasmettendo il know-how costruttivo: insomma i segreti per confezionare borse in tutto e per tutto simili alle Prada vere, da rivendere poi a prezzi alti sì, ma comunque di gran lunga inferiori a quelli degli originali: una borsa di Prada originale costa dai 700 ai 1.600 euro. Le indagini non si sono fermate ed hanno portato la Finanza a due negozi di borse gestiti da cinesi a Mestre, nelle vie Aleardi (nella foto il negozio chiuso) e Fogazzaro: gli scaffali erano stipati di borse identiche alle originali, alcune con il marchio, altre senza.  
"


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g_pierre
n°9074
ladivineco​medie
profil
Posté le 16-03-2008 à 09:37:28  answer
 

C'est  assurément "moins classe" que l'article de G pierre en v.o mais inintéressant  cet article du Figaro :
Donna Leon, maraîchère à Venise
Delphine Moreau
 
Article du 07/03/2008
.
 
Avec « De sang et d'ébène »*, son nouveau polar vénitien, elle continue à conjuguer avec talent mots et mets. Lunch avec la moins américaine des auteurs à succès.
 
Elle arrive un quart d'heure en retard avec, sous le bras, le sac d'un fameux fromager du VIIe arrondissement de Paris : « Excusez-moi, je voulais absolument rapporter une de vos délicieuses spécialités à mes amis », lance-t-elle gaiement. Une star américaine qui ne compte pas son temps ? Champagne ! Native du New Jersey, Donna Leon, 66 ans, y a appris le métier d'écrivain. Mais elle adore l'Europe de ses ancêtres, irlandais notamment, confie-t-elle en picorant des pousses de soja. Depuis vingt-cinq ans, Donna Leon a installé ses quartiers à Venise. La cité lacustre sert de décor aux enquêtes de Guido Brunetti, commissaire gastronome imaginé par cette spécialiste de Jane Austen, publiée dans 21 pays. « J'adore les Italiens, mais... ils ne font que manger, et parler recettes ! » regrette-t-elle. De sang et d'ébène, son dernier roman, ne s'ouvre certes pas sur une scène de repas. Les petits plats de Paola, l'épouse de Brunetti, font pourtant tout le sel de ses aventures. Cette fois-ci, Donna Leon a préféré décrire un marché gastronomique, théâtre du meurtre d'un vendeur ambulant. « Quand je suis invitée chez mes amis vénitiens, on commence le repas en évaluant les ingrédients qui le composent, poursuit-elle. Ton parmesan est délicieux, mais d'où vient-il ? Et ces tomates ? Ensuite, on complimente la maîtresse de maison : comme elles sont légères, ces pâtes, quand bien même croulent-elles sous la crème ! Une heure et demie après, il est possible d'aborder un autre sujet de conversation », s'amuse-t-elle avec force mimiques. Les recettes de Paola Brunetti, en effet, font tant saliver les lecteurs que cette millionnaire du livre s'apprête à les publier. A nous, le pasticcio ou gratin de pâtes au parmesan, avec sa petite chicorée, à nous les penne alla rabiata... « Il s'agit en fait des recettes de ma meilleure amie, confie Donna Leon. Le plus difficile pour moi est de mesurer la dose des ingrédients dont elle a besoin. Quand je lui demande : "Et du riz, tu en mets quelle quantité, pour quatre personnes ?" Elle me répond : "Eh bien, la quantité nécessaire pour quatre personnes !" » Parmi les nombreuses amies de Donna, il y a l'épouse d'un bijoutier. « Je crois que leur fréquentation m'a inspiré l'une des premières scènes de mon livre. » Brunetti visite le gourbi du vendeur à la sauvette, un Angolais. En renversant une boîte de sel de cuisine, il découvre, enfouis parmi les cristaux scintillants, une poignée de diamants véritables. « J'ai imaginé alors que le commissaire remonterait la piste de ces diamants de guerre que les Africains échangent contre des armes occidentales », poursuit la romancière. Quant aux vendeurs angolais, spécialistes des faux sacs Prada, « je me suis rendu compte un jour que je les croisais sans cesse, mais qu'ils étaient pour moi comme des pages blanches. J'ai enquêté, et ai réalisé qu'ils étaient exploités par la mafia ».
 
A Venise, Donna Leon dit mener une vie tranquille, à l'abri des questions. « Personne ne sait que je suis écrivain », affirme-t-elle. Pour cause : les enquêtes de Brunetti ne sont pas traduites dans la langue de Dante. « J'adore les Italiens, mais je ne me fais aucune illusion sur leur sens moral. De ce point de vue, je suis très anglo-saxonne ! Les journalistes, en particulier, font leur travail par-dessus la jambe. Je suis persuadée que je ne m'attirerais que des critiques. De la part de gens qui, de toutes façons, ne m'auront pas lue. » Elle enchaîne, lancée au point d'en oublier sa salade : « Moi, je suis passionnée d'information. Saviez-vous par exemple que la plupart des épouses d'hommes politiques en Italie sont convaincues de leur corruption ? La nature humaine n'a pas changé depuis Homère ou Ovide. Mieux vaut vivre tranquille chez soi en fermant ses oreilles », conclut-elle à l'heure du dessert, en vous tapotant la main. Encore une contradiction ? Ce n'est pas le moindre charme de la dame.
* Calmann-Lévy, 384 p., 20 euros. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par William Olivier Desmond.

n°9076
anna5
Profil : Membre du Conseil suprême
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Posté le 16-03-2008 à 09:41:45  answer
 

[quotemsg=9074,4,3402]C'est  assurément "moins classe" que l'article de G pierre en v.o mais inintéressant  cet article du Figaro :
Donna Leon, maraîchère à Venise
Delphine Moreau
 
c'est surtout plus facile pour tous nos lecteurs qui ne comprennent pas l'Italien :D


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Le plaisir le plus délicat est de faire celui d'autrui - La Bruyère -
 
anna
n°9107
g_pierre
Profil : Membre du Conseil des dix
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Posté le 17-03-2008 à 16:32:39  answer
 

Difficile de traduire un article relativement long qui dit en substance que certains des faux de grandes marques vendus par les vendeurs ambulants sont indiscernables des originaux. Ce qui donne à penser.


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g_pierre
n°9115
anna5
Profil : Membre du Conseil suprême
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Posté le 17-03-2008 à 18:25:07  answer
 

g_pierre a écrit :

Difficile de traduire un article relativement long qui dit en substance que certains des faux de grandes marques vendus par les vendeurs ambulants sont indiscernables des originaux. Ce qui donne à penser.


oui c'est long et difficile, mais avoue que pour les forumeurs non italianisants, c'est frustrant ;)


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Le plaisir le plus délicat est de faire celui d'autrui - La Bruyère -
 
anna
n°9116
nne
Profil : Membre du Conseil suprême
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Posté le 17-03-2008 à 18:34:09  answer
 

c'est une fôte de frappe le "ininteressant"?Parce que ce n'est pas le cas ni pour l'un ni pour l'autre


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j'adore l'italie
n°9331
g_pierre
Profil : Membre du Conseil des dix
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Posté le 20-03-2008 à 12:32:40  answer
 

Aujourd'hui autre article sur le Gazzettino qui explique la répartition des activités des ambulants clandestins - les Vu Compra - selon les origines et les produits vendus.


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g_pierre
n°9375
g_pierre
Profil : Membre du Conseil des dix
profil
Posté le 21-03-2008 à 16:12:04  answer
 

Encore un article aujourd'hui sur les Vu Compra et leur organisation, les gens qui les protégent, et leurs marges commerciales - ils achètent à 3€ pour revendre à 10€.
 
La Dona Leon - à qui j'ai inspiré un personnage de son roman "Through a glass darkly" sorti il y a 3 ans et encore à sortir en France - après un après-midi avec elle chez moi - exagère un peu beaucoup sur les conditions de vie des Vu Compra.


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g_pierre
n°9390
lAmi_Marco
Profil : Grand chancelier du Conseil des Dix
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Posté le 21-03-2008 à 19:46:14  answer
 

g_pierre a écrit :


La Dona Leon - à qui j'ai inspiré un personnage de son roman "Through a glass darkly" sorti il y a 3 ans et encore à sortir en France - après un après-midi avec elle chez moi - exagère un peu beaucoup sur les conditions de vie des Vu Compra.


Tu connais Donna Leon en personne ? Alors là, je suis scié.


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Cordialement,
 
        Jean-Marc Foulquier
n°9391
g_pierre
Profil : Membre du Conseil des dix
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Posté le 21-03-2008 à 20:24:38  answer
 

Veux-tu son téléphone ?
Elle habite au 3ème étage d'un des nombreux palais Boldu à Cannaregio.
Elle a habité des années au-dessus des parents de mon beau-frère Calle della Testa.
 
Blague à part je l'ai invité une fois chez moi à prendre un café et pour me dédicacer des livres.
 
Un peu snob. Son grand copain est un des Curtis (de cette famille de Boston dont l'ance^tre quitta Boston pour Venise après avoir filé un direct sur le nez d'un policeman).  
 
Je me suis retrouvé dans un de ses derniers romans comme un ingénieur environnement travaillant pour une société française qui s'occupe des déchets de la ville et qui finit assassiné au début du livre...je me suis alors arre^té à l'assassinat et dois encore finir le livre depuis 2 ou 3 ans...


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g_pierre
n°9393
lAmi_Marco
Profil : Grand chancelier du Conseil des Dix
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Posté le 21-03-2008 à 20:26:51  answer
 

Parle-t-elle français ?


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Cordialement,
 
        Jean-Marc Foulquier
n°9431
g_pierre
Profil : Membre du Conseil des dix
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Posté le 22-03-2008 à 20:17:31  answer
 

Je n'en sais rien (si elle parle français ou non).  
Je me rappelle seulement d'avoir parlé avec elle en anglais et en italien.
C'était en 2000.
 
Très sympathique.
Je l'avais appelé au téléphone (sur liste rouge depuis 12 ans) pour l'inviter à prendre un café - en tant que fidèle lecteur (au passage elle m'a déconseillé d'acheter ses livres à Venise).  


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g_pierre

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